Auteur : Luc Fivet
Titre : Bienvenue à Faubourg Bienveillant
Genre : Roman
140 x 200 mm
Collection : 200 000 signes
Nombre de pages : 164
EAN : 9791092364743
Prix : 18 euros
Disponible depuis le 10 juin 2026
Isabelle et Arthur Korner, en couple depuis 25 ans, ont décidé de quitter Paris. Après avoir vécu des années en région parisienne, ils emménagent dans un petit village réputé pour sa douceur de vivre, Faubourg Bienveillant. L’atmosphère est tellement accueillante qu’ils intègrent très facilement la communauté des Faubouriens. Mais les apparences sont parfois trompeuses. Peut-être auraient-ils dû lire plus attentivement les conditions générales d’utilisation...
De petites maisons pleines de charme aux façades couvertes de lierre et de vigne vierge. Des cours ombragées où régnait une douceur apaisante. La place du village, occupée en grande partie par un immense platane qui abritait une terrasse de café. De l’autre côté de la place, une boulangerie répandait ses effluves de pain frais. Assis sur un banc, un couple de petits vieux leur sourit et leur fit un signe de la main. Détail absolument stupéfiant : tous les gens qu’ils croisaient leur disaient bonjour. Ils n’avaient vraiment plus l’habitude. Dans les rues régnait un calme quasi surnaturel.
La propriété en question était plutôt vaste. Un portail s’ouvrait dans une haie de lauriers. Il menait à une allée bordée d’arbustes en fleurs. Seringats, chèvrefeuilles et glycines dispensaient leurs parfums enivrants. Une terrasse en bois entourait la maison comprenant six pièces, sans compter la grande salle de bains et la cuisine aménagée. Tous deux pourraient disposer de leur propre bureau. Voilà qui les changerait de leurs 50 mètres carrés où chaque meuble abritait un véritable capharnaüm.
L’agent immobilier leur présenta les vendeurs, un couple de trentenaires jeunes et dynamiques.
– Vous verrez, disait l’homme, vous serez bien ici.
– L’ambiance est formidable, abonda sa compagne.
– Vous ne manquerez de rien, surenchérit l’homme.
– Vous avez tout à portée de main, compléta la femme.
– Et les gens sont tellement… commença l’homme.
– Oui, tellement… fit la femme en regardant ailleurs.
Isabelle et Arthur Korner regagnèrent Paris, des étoiles pleins les yeux.